Notre évaluation en un coup d’œil
Trezor a largement contribué à créer la catégorie des wallets matériels en 2014 et a depuis conservé une approche entièrement open source pour son firmware et son application. Avec les Safe 3, Safe 5 et Safe 7, cette transparence s’accompagne maintenant d’un élément sécurisé certifié EAL6+ sur chaque modèle actuel, ce qui répond à la principale critique matérielle avancée auparavant par ses concurrents. La fuite d’août 2026 chez un prestataire logistique reste toutefois un point négatif récent important, même si Trezor indique qu’aucun appareil ni wallet n’a été compromis.
Les principaux atouts
- Firmware et application compagnon entièrement open source, vérifiables indépendamment sur GitHub — le plus long historique de tous les wallets présentés sur ce site.
- Chaque modèle actuel (Safe 3, Safe 5, Safe 7) embarque un élément sécurisé certifié EAL6+, pas seulement le modèle haut de gamme.
- Un prix d'entrée de 59 $ (Safe 3) qui bat la plupart des concurrents à élément sécurisé certifié, y compris le modèle le moins cher d'OneKey.
- La sauvegarde Shamir multi-parts permet de répartir une phrase de récupération sur plusieurs parts physiques indépendantes plutôt qu'un point de défaillance unique.
- Plus de dix ans de recherche en sécurité publique et contradictoire — y compris des attaques de laboratoires tiers ayant mené à un vrai renforcement — plutôt qu'une conception jeune et peu éprouvée.
- Le Safe 7 ajoute écran tactile, Bluetooth et charge sans fil pour les acheteurs qui veulent du confort sans quitter la gamme Trezor.
Les limites à prendre en compte
- En août 2026, Trezor a révélé que son prestataire logistique ShipMonk avait été piraté, exposant les noms, adresses de livraison, e-mails et numéros de téléphone de près de 14 000 clients.
- Ni Bluetooth ni NFC sur les Safe 3/Safe 5 — le Safe 7 est le seul modèle avec connectivité sans fil, à partir de 249 $.
- Historiquement, les anciens modèles Trezor n'avaient pas d'élément sécurisé certifié, ce qui explique pourquoi certains testeurs décrivent encore Trezor comme "rattrapant son retard" sur ce point précis, même si le matériel actuel a comblé l'écart.
- Une attaque de laboratoire en 2020 (glitching par tension) a démontré une extraction physique de la seed sur d'anciens modèles Trezor ; atténuée depuis par la prise en charge de la phrase de passe, mais un rappel que la possession physique reste une menace réelle.
- L'ensemble des fonctionnalités de Trezor Suite repose encore surtout sur une connexion à un ordinateur ou à Android ; le support iOS a historiquement accusé un retard par rapport aux applications mobiles de Ledger et d'OneKey.
- Comme toute marque de cette taille, Trezor a connu plus d'une vague de phishing liée à des données clients — celle-ci est la deuxième dont nous avons connaissance, après une précédente en 2020/2021.